Billet : L'exception politique (par Karim Boukhari)
Quelle est la définition exacte d’un parti politique ? Au Maroc, on n’est pas très sûr de la réponse. Imaginez qu’un Akhennouch, par exemple, le richissime homme d’affaires soussi, est apparenté à la haraka. Cela paraît incroyable. À part des liens d’intérêt (élections, députation), qu'est-ce qui peut lier sérieusement un Akhennouch à un Aherdane, voire à d’autres chefs de "famille" comme Ikken ou même Archane ? Imaginez-vous, un seul instant, un Akhennouch recevant les instructions d’un Aherdane pour appliquer le "programme politique du parti" ? Et puis, quel programme ? Imaginez-vous le même Akhennouch assistant aux meetings populaires et débattant sérieusement avec les "militants" ? Et quels militants ? Savez-vous que madame la maire d’Essaouira, la fille de Miloud Chaâbi, est une élue PPS ? De l’aveu même de l’un de ses frères, elle n’avait jamais assisté à un meeting du parti (dont elle connaissait à peine le nom) avant de devenir maire sous sa bannière. Savez-vous que son père, le vénérable Miloud Chaâbi, est passé PPS après le 16 mai 2003, alors qu’il s’apprêtait à signer au PJD ? Mais comment a-t-il fait pour se transformer, en un clin d’œil, d’islamiste en progressiste ? Pouvons-nous penser, un seul instant, que monsieur Chaâbi écoutera les recommandations de l’ex-parti communiste marocain ? Oui, tous ces gens, auxquels on pourra ajouter les ministres Ghallab, Douiri, Boussaïd et tant d’autres, sont bien sympathiques. Mais nous sommes dans un pays où la vie politique, partisane, a été pourrie depuis l’indépendance jusqu’à nos jours. Le RNI, par exemple, a surgi de nulle part (des SAP mis ensemble), sans doctrine véritable, pour gouverner, diriger les villes, et accoucher d’une flopée de petits partis avec des soi-disant programmes, des élus… etc. Où vont tous ces messieurs et que (qui) représentent-ils ? Bien heureux est celui qui connaît les réponses.
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Quelle est la définition exacte d’un parti politique ? Au Maroc, on n’est pas très sûr de la réponse. Imaginez qu’un Akhennouch, par exemple, le richissime homme d’affaires soussi, est apparenté à la haraka. Cela paraît incroyable. À part des liens d’intérêt (élections, députation), qu'est-ce qui peut lier sérieusement un Akhennouch à un Aherdane, voire à d’autres chefs de "famille" comme Ikken ou même Archane ? Imaginez-vous, un seul instant, un Akhennouch recevant les instructions d’un Aherdane pour appliquer le "programme politique du parti" ? Et puis, quel programme ? Imaginez-vous le même Akhennouch assistant aux meetings populaires et débattant sérieusement avec les "militants" ? Et quels militants ? Savez-vous que madame la maire d’Essaouira, la fille de Miloud Chaâbi, est une élue PPS ? De l’aveu même de l’un de ses frères, elle n’avait jamais assisté à un meeting du parti (dont elle connaissait à peine le nom) avant de devenir maire sous sa bannière. Savez-vous que son père, le vénérable Miloud Chaâbi, est passé PPS après le 16 mai 2003, alors qu’il s’apprêtait à signer au PJD ? Mais comment a-t-il fait pour se transformer, en un clin d’œil, d’islamiste en progressiste ? Pouvons-nous penser, un seul instant, que monsieur Chaâbi écoutera les recommandations de l’ex-parti communiste marocain ? Oui, tous ces gens, auxquels on pourra ajouter les ministres Ghallab, Douiri, Boussaïd et tant d’autres, sont bien sympathiques. Mais nous sommes dans un pays où la vie politique, partisane, a été pourrie depuis l’indépendance jusqu’à nos jours. Le RNI, par exemple, a surgi de nulle part (des SAP mis ensemble), sans doctrine véritable, pour gouverner, diriger les villes, et accoucher d’une flopée de petits partis avec des soi-disant programmes, des élus… etc. Où vont tous ces messieurs et que (qui) représentent-ils ? Bien heureux est celui qui connaît les réponses.
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