Le Makhsen est-il reformable?

agoram

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Je voudrai qu'on debate regulierement d'une question d'actualité ou de societé, je vous propose de commencer par cette question.

Le makhsen est-il reformable?

depuis la mort de hassan 2 et l'arrivé de M6 on nous parle sans cesse d'une nouvelle ere,d'un nouveau concept d'autorité.Mais quand on y regarde de plus pres tout cela semble n'etre qu'une operation de communication.....les vieux reflexes sont toujours là,particulierement à l'egard de la culture amazighe,en dehors des beaux discours sur le maroc multiculturel (riche de ces differentes facettes comme on dit) la realité est moins rejouissante



ps:j'espere que mon sujet ne va pas se casser la gueule vite fait.....j'aurai trop la honte :-D

[ Edité par Souss le 8/3/2005 17:03 ]

[ Edité par agoram le 26/4/2005 14:11 ]
 
Très bon sujet.

A vrai dire il y a eu un très bon départ du reigne M IV.
Une envie de changement après la disparition d'Hassan II.

Tout n'est pas rose, mais tout n'est pas non plus sombre comme à l'époque d'Hassan II.

Des avancées ont été remarqué dans les domaines des droits de l'homme, un peu plus de liberté d'expression... Je donne l'exemple d'un magazine: Jamais, et je dit bien jamais le "Tel Quel" n'aurait publié tous ces numéros à l'époque d'Hassan II et Basri.

A mon avis le nouveau roi a des envies de changement, mais il ne faut pas oublier tout l'appareil makhzenien qui l'entour.
On ne peux pas tout changer d'un coup de baguette magique du jour au lendemain.

Le Maroc est un grand chantier, ou des choses ont été faites, et ou il reste pas mal de choses à faire.

Ce qui a changer la donne, et il ne faut pas l'oublier, ce sont les attentats de Casa, et tout ce qui en découlent pour érradiquer ce qu'ils appelent le terrorisme...

Quand à ce qui nous interesse le plus, à savoir la reconnaissance de notre langue, tout reste encore des discours, mais le Maroc s'est engagé sur le chemin de la reconnaissance, et ne peux plus faire marche arrière.

Le pouvoir fait tout pour retarder la chose, mais il n y arrivera pas...
 
Je pense qu'il sera réformable le jour où toutes les vieilles peaux qui gouvernent le royaume tomberont, basta, pas de secret.
 
Comme brahim, je pense que le roi est en partie prisonnier d'un système ,le Makhzen, c'est un monstre à l'inertie importante, même le roi ne peut qu'y aller à petit pas.
 
Je pense que les petites ameliorations des libertés sont plus dù à des contraintes interieures et exterieures imposées par les evolutions de l'environnement global qu'à une veritable volonté de la part meme et du roi et de sa cour.D'ailleurs ce dernier (le roi) a clairement indiqué dans le journal espagnal el pais qu'il n'avait aucune intention de renoncer à aucune de ses prerogatives.

Secondement à supposer que le roi a une veritable volonté de democratisation (peut-on en realité parler de democratisation quand une seule personne dispose de tous les pouvoirs???) et de reforme du systeme makhsenien,comment peut-il les mener à bien ?puisque toutes reformes signifirait la remise en cause de privileges et de rente par lesquels il assure la stabilité meme de son pouvoir....sur quel fraction de la population peut-il compter pour le soutenir contre la nomenkatura actuelle?
Les islamistes?
L'armé?
Les amazighistes?
 
Pourquoi refomer un systéme pourri jusqu'a la moelle!

il faut un delete de ce makhzen, comment je ne sais pas!

J'ai surement une vision un peu utopique du systeme mais je pense que c'est la seule solution.
 
à vrais dire que le système makzanien en tant que structure séculaire, ne peut pas être réformé, sans mettre en cause les fondements idéologiques qui lui permet d'exister, à savoir la pseudo légitimité historique et religieuse. (bay3a et imarat al mouminine, allégeance et leadership des croyants). à mon avis sans une vraie monarchie contitutionelle, ou le rois n'aura plus la main mise sur toutes les autorités(legeslative, executive..) et sans la séparation de ces autorités, le maroc est condamné à subir de plein foué le despotisme et la tyrannie qui ont entaîné les inégalités sociales, la misère absolue, la prostitution,l'analphabetisme, la corruption, le beffouement des droits de l'homme les plus fondamenteaux, y copmris le droit des imazighen de voir leur culture et leur langue constitutionnalisée et reconnu. bref, comme l'a formulé un certain ali lmrabat :" au maroc, les hommes changent, lesystème empire".
 
Code:
au maroc, les hommes changent, le système empire


:-D excellent.

De toute façon, le Maroc est déjà aux mains des islamistes, c'est un fait.
 
le maroc d'aujourd'hui à décidé de s'engager dans une autre voie , qui prend des dimenssions plus ou moins réformatrices , (la mudawana, IRCAM, Audio-visuel ,,) simlement que sur la scéne sociale concrête il n'ya pas de réels changements qui illustrent la bonne volonté de réformer .

personnelement , le makhzen montre qu'il veut changer avec hypocrésie mais il arrive pas encore à savoir se qu'il veut , sans doute la peur de se précipiter est la raison ,

[ Edité par louz le 11/3/2005 20:32 ]
 
La réforme impossible ?

S'il semble acquis que la réforme constitutionnelle semble être le seul catalyseur du changement structurel de nos institutions politiques, l'hétérogénéité des revendications des organisations politiques semble freiner ce passage obligatoire vers la démocratie.



Le débat sur la réforme constitutionnelle qui agite le champ politique marocain est un débat dichotomique. Essentiellement axé sur les pouvoirs du Roi et la séparation des pouvoirs, il cristallise de fait les positions de ceux qui ont l'exercice du pouvoir et l'opposition parlementaire ou extraparlementaire. A cela une raison simple. « Le maintien des ministres se fait aujourd'hui comme hier sur la base de leur degré de fidélité dans l'exécution de la politique royale et non pas forcément sur la base de leur compétence », explique Omar Bendourou, professeur de droit constitutionnel à Rabat. De facto, les partis issus du mouvement national adoptent une situation attentiste liée aux positions qu'ils occupent. Le Secrétaire général du Parti de l'Istiqlal, Abbas El Fassi, aspire ainsi au renforcement de l'espace politique « et à son épanouissement par davantage de droits et de libertés fondamentales en procédant à l'élargissement des attributions de la chambre des Représentants, à la reconsidération de celles de la chambre des Conseillers et au renforcement des prérogatives de l'institution de la primature. Nous demeurons attachés à S.M. le Roi au sujet de toutes les réformes constitutionnelles et politiques escomptées ». Son éternel rival, l'USFP, a depuis longtemps abandonné les positions soutenues par un certain Abderrahmane Youssoufi en octobre 1973.


L'article 19 au centre des débats
La plate-forme de l'USFP du 28 novembre 2003 ne fait nullement allusion à la nécessité d'une réforme constitutionnelle. Si ce n'est quelques saillies de son Secrétaire général Mohamed Elyazghi, l'USFP garde en réserve ces velléités de réforme lorsque les rapports de force ne seront plus en sa faveur. C'est la stratégie traditionnelle du parti socialiste face à la Monarchie. Pour le PPS de Moulay Ismaïl Alaoui, cette réforme n'a aucun caractère urgent : « Il est vrai qu'accorder plus de poids à l'institution du Premier ministre figurait parmi nos sollicitations, mais actuellement et en nous comparant à d'autres expériences plus démocratiques, on s'aperçoit que d'autres objectifs sont plus prioritaires ».
Quant aux courants réformateurs, leur stratégie est axée sur une réévaluation de l'article 19 (*). L'article confère au Roi ses pouvoirs politiques et religieux. C'est sans aucun doute la conjoncture mondiale et la question de la laïcité et de la modernité politique qui ont permis à ces courants de s'engouffrer dans la brèche. « Demander, aujourd'hui, à reconsidérer l'article 19 de la Constitution incite à poser la question sur la cause qui a ravivé ce débat. La dimension de plus en plus forte qu'occupe l'espace religieux au Maroc, ou bien le besoin de répondre au « projet » de société démocratique et moderne dans lequel s'inscrirait une constitution où les pouvoirs seraient équilibrés. Dans tous les cas, n'est-ce pas le statut religieux d'Amir Al Mouminine qui fonde au temporel les charges royales contenues dans l'article 19 qui est à l'origine du débat ? », souligne le chercheur Amina Messaoudi dans un article publié par le cercle politique de la fondation Friederich Ebert. Mais c'est avant tout la nature des pouvoirs du Roi qui est égratignée.
« L'article 19 est devenu de facto une Constitution parallèle, laissée à l'appréciation du chef de l'Etat. Dans un Etat moderne, il n'est pas pensable que les institutions du pays fonctionnent selon le bon vouloir du Roi.
Parallèlement au fonctionnement défectueux des institutions, les droits et libertés ne sont pas entourés de toutes les garanties constitutionnelles », assure Omar Bendourou. Mais les stratégies des organisations politiques face à cet article diffèrent : c'est le mouvement de Revendication d'une Constitution Démocratique, conglomérat d'organisations de gauche et d'intellectuels qui agite le plus fortement cette revendication.
Pour ceux-ci, une Constitution démocratique repose sur la séparation des pouvoirs, les garanties constitutionnelles, l'identité culturelle et les techniques de contrôle constitutionnelles tout en tenant compte des aspirations populaires. D'autres organisations comme le PADS et « Ennahj », partie intégrante de ce mouvement, insistent sur la prééminence et l'urgence d'une assemblée démocratique chargée de repenser la Constitution. Une position que rejoint Abdelhamid Amine. Au nom de l'AMDH, il réclame la suppression de l'article 19 de la Constitution ainsi que tout article qui a trait à concentrer le pouvoir entre les mains du Roi. Il est rejoint paradoxalement par l'association Al Adl Wal Ihsane même si celle-ci n'imagine pas d'autre Constitution que celle du texte sacré. Au PJD, le débat est tranché entre un Mustapha Ramid qui souhaite réformer cet article 19 en renforçant les pouvoirs religieux du Roi et l'immense majorité des dirigeants du parti qui ont une position plus légaliste. « La qualité de commandeur des croyants ne fait pas de celui-ci quelqu'un d'infaillible qui n'a pas à répondre de ses actes du point de vue islamique. Il faut que le Roi soit une partie essentielle sur la scène politique, c'est-à-dire qu'il garderait toutes les prérogatives qui lui permettent de défendre les institutions constitutionnelles ». Pouvoir renforcé, certes, mais contrôlé. Le Secrétaire général du parti Saâdeddine El Otmani considère, lui, qu'il n'y a pas urgence : « Consolider, sensibiliser d'abord et réformer ensuite… » est son credo. On retrouve le même discours modéré chez le groupe « El Badil Lhadari » et « Lharaka Min Ajli Loumma ».


La gauche modérée partagée
Quant aux organisations proches de la gauche modérée, les positions sont aussi tranchées. Le courant Alternatives souligne à travers son ancien président Abdelali Benamor que l'autorité du Monarque doit « englober la sécurité interne et externe du pays, ce qui inclut les affaires étrangères, la chose religieuse ainsi que les grands dossiers avec un droit de réserve et de veto. Tout le reste doit relever du gouvernement ». Quant au nouveau président Driss Ben Ali, ses positions plus laïques sont beaucoup plus avancées puisqu'il insiste sur la séparation des pouvoirs religieux et politique. Mais c'est incontestablement l'association Fidélité à la Démocratie qui a réfléchi de manière effective au projet de réforme de la Constitution : instaurer les principes d'une monarchie parlementaire en précisant les fonctions de chaque institution tout en accordant l'essentiel des prérogatives à l'institution gouvernementale représentative d'une majorité parlementaire.





Le Sahara accélérateur
Mais au-delà de la question des pouvoirs royaux, l'affaire du Sahara risque d'être le catalyseur d'une question qui se pose avec acuité. Faut-il anticiper ce débat à l'aune de la résolution du conflit. Pour Amina Messaoudi, « le débat constitutionnel sur le genre et le type de régionalisation à adopter au Maroc devrait succéder à la solution politique retenue au sujet de nos provinces sahariennes. Ce n'est qu'alors qu'une relecture de tout le texte constitutionnel ainsi que d'autres documents, notamment la Charte Communale et la loi sur les Régions, formeront une priorité. En attendant, le débat reste ouvert. Par contre, il est possible d'avancer quelques remarques sur le débat en cours sur la distribution des pouvoirs entre le Roi et le Gouvernement ». Le Sahara accélérateur de la réforme, c'est ce que souhaite un certain nombre d'observateurs. « Il faut espérer que la question du Sahara constitue une opportunité pour activer une réforme constitutionnelle. Une réforme, qui établira l'Etat de droit, un régime démocratique fondé sur la séparation des pouvoirs et sur la légitimité populaire ainsi qu'une régionalisation démocratique, basée sur l'élection des organes régionaux dotés non seulement du pouvoir administratif, mais également du pouvoir législatif comme on le voit dans des Etats unitaires régionalisés (Espagne ; Italie) », ajoute Omar Bendourou.


[color=0000FF]La revendication identitaire
Dernier catalyseur de la réforme : la revendication identitaire. La mise en place d'une constitution démocratique figure, de même, dans les propos du Mouvement Amazigh, « la Constitution marocaine ne peut être démocratique s'il n'y a pas annonce dans son préambule de la question de l'identité nationale ». Il serait en plus question d'établir un cahier de requêtes constitutionnelles des mouvements amazighs. La constitutionnalisation de la langue amazighe, la consécration du principe de laïcité, la consécration des coutumes amazighes, l'évolution du « Maroc centralisé » vers un « Maroc des régions », la constitutionnalisation de la région... Telles sont les principales revendications du mouvement amazigh qui a refusé de s'intégrer aux structures mises en place par la Monarchie. Pour les responsables de cette mouvance, il s'agit au préalable de constitutionnaliser la culture amazighe de faire en sorte, comme le précise le document revendicatif mis en place par les initiateurs de ce mouvement, que le texte constitutionnel soit enrichi « par une référence solennelle aux droits de l'Homme en reconnaissant les droits des peuples aux côtés des droits des individus ».
Séparation des pouvoirs, revendication identitaire, régionalisation, ces projets de réforme sont les principaux indicateurs des chantiers politiques du pays. Seul le Roi peut décider d'accéder à une partie des revendications émises par la quasi-totalité à des degrés divers de la classe politique et de la société civile marocaine. Si la régionalisation devait fatalement conduire à des changements constitutionnels, rien ne semble indiquer qu'il renoncera à une partie de ses pouvoirs. [/color]


*L'article 19 « Le Roi, Amir Al Mouminine, Représentant Suprême de la Nation, Symbole de son unité, Garant de la pérennité et de la continuité de l'Etat, veille au respect de l'Islam et de la Constitution. Il est le protecteur des droits et libertés des citoyens, groupes sociaux et collectivités. Il garantit l'indépendance de la Nation et l'intégrité territoriale du Royaume dans ses frontières authentiques ».



lejournal-hebdo.com
 
A mon sens, le makhzen n'est pas réformable car tout simplement cela reviendrait à dire au makhzen de scier la branche sur laquelle est installé... le makhzen est une structure moyannageuse qui ne gouverne que par le déspotisme, le corruption, l'allégence et la spoliation...

La seule évolution positive à mon avis serait d'abord une constitution libre, démocratique, séparant les pouvoirs judicaires, éxéctifs et législatif, laîcité et droits de l'homme...Cette constitution doit affirmer et consolider l'identité véridique des marocains et leur citoyenté...
Je suis contre ceux qui disent pour faire diversion que la constitutionn adoit faire allusio à la culture amazighe...C'est l'identité amazighe dont il s'agit et la langue amazighe comme langue officielle et nationale...
Voilà à mon sens les conditions de principe de base avant de les mettres en pratique...

D'autres part, ces soit-disant évolutions du nouveau régne ne sont qu'un trompe oeil et sont surtout la suite logique des pressions internationales et de l'évolution du nouveau ordre mondial que d'une véritable volonté de changement.
 
Je rejoint notre ami Augustin et dire que le makhzen en tant qu'instituton et système myenageux n'est pas réformable. Un tel système archaïque et féodale n'est absolument pas compatible avec les tepms moderne, et qui conque prétend le réformer qu'il se trompe. L'essence de ce dernier demeure la repression, l'userpation et l'instrumentalisation de la religon pour perpétuer sa dominance et propager sa main mise sur le peuple en s'accrochant à une pseudo légitimité soit disant historique qui relit le qsar avec les tribus ayant presentées l'allégeance" bay3a" qui rien en soit même constitue une des dernière forme de l'esclavage sur la terre.
La solution reste de le déraciner en le séparant des mythes qui le nourrissent, et pour se faire il ne suffit pas seulement de changer les hommes, car on l'a tous constaté que le système s'empire au retour.
Et peut on à juste titre compter sur le projet American dit" le projet du grand moyen orient" visant à introduire la démocratie dans les pays despotiques dans leur grande majorités sont des pays arabo-mesulman, pour secouer ce vieux monstre comme l'erre des changements brusques-révolutions- et de l'idéologie sont révolus?
 
wak wak nnan reformable ,

la mére ne donne pas la nationalité marocaines à ces enfants loi voté depuis 50 ans .
LE dossier traine depuis les années 80 celà fait 25 ans et rien n'est toujours pas fait et vous dites qu'il y une bibre réformateuse :-D lol

alors là , on se trompe de la signification du mot :-D
 
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