Un peuple qui ne connaît pas son histoire est condamné à la

amaynu

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C'est partant de cette phrase d'un philosophe allemand, que je me permets de construire ma modeste réflexion sur la connaissance des marocains sur leur histoire.

Ainsi on peut constater de part ce qu'on entend dans certains lieu dit de la pensée intellectuelle marocaine, que la véritable histoire du Maroc est bien souvent méconnu voir complètement déformé!

Tout d'abord on pourra remarquer que dans la pensé collective, l'histoire de notre pays démarre il y a à peine 14 siècles, lors de la diffusion de l'islam dans la région. A croire qu'avant cela le Maroc n'était qu'un désert vide, un "no man's land" auquel l'islam aurait donné vie...

D'autre part, et cela semble être d'autant plus dangereux que perfide, l'histoire du Maroc, spécialement la partie contemporaine de celle ci, parait avoir été parfaitement modelé par les courants de pouvoir post indépendance leur permettant d'asseoir plus facilement leur hégémonie en privant le peuple de sa mémoire collective et en se réservant un portrait trés reluisant pour pouvoir dissimuler le coté obscur du médaillon sous un fin voile de mensonge...

Bien sur les exemples sont légion, mais se contenté de les énumérer reléverai plus de l'excitation intellectuelles que de la réflexion;Ainsi il serait plus judicieux de se demander comment on en est arrivé là.

Le premier coupable est sans nul doute le système éducatif qu'on à trop souvant confié aux considérations politico-politiciennes oubliant que c'est avec notre patrimoine et notre ame collective que certains s'amusent à jouer les apprentis sorciers...

Par ailleurs une trop forte tendance à importer des modèles éducatifs de "pays frères" en tentant un copier-coller sans aucune justification rationnelle si ce n'est l'idéologie vicieuse de l'arabisation forcé du peuple, semble entre un des éléments qui a contribué à déconnecter les marocains de leur histoire.Ainsi pour nous la référence devient "l'autre" et par la même tout ce qui vient de nous devient dès lors folklorique voire pathétique.

Il est donc très difficile dans ces conditions d'aspirer à un engouement pour l'histoire de son pays, pire encore, cela crée un refus identitaire très marqué pour tout ce qui est marocain, d'autant plus s'il est légèrement différent de son groupe, clan ou ethnie.Ainsi le mépris quasi maladif d'une certaine catégorie de marocain à l'égard des Amazighs est tout à fait révélateur de cet état de fait.



On voit donc que la mauvaise connaissance de notre histoire peut avoir de graves conséquences sur notre société et constituer un frein inéluctable pour notre développement nous mettant dans une spirale sans fin laquelle nous condamnerai à répéter nos erreurs et à mettre en valeur la redondance de notre histoire...

BAKRIM Anas MEMBRE DE TAMAYNUT FRANCE
 
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