Mon séjour au bled

LOUZIMIME

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Salam aytema di issetma,

Comme vous l'avez constaté, j'étais absent pendant presque un mois, ce qui correspond à mon congé annuel.

Comme tout le monde, une partie de ce congé a été consacrée au voyage habituel au bled ou tamazirte.

Mon voyage a commencé un beau matin de bonheur vers 5 h du matin, après avoir accompli la prière de "fajre" et pris les commandes de ma voiture tout seul, en prenant la direction du sud.

Je prends rarament la route la nuit par précaution, mais je tache de me lever de bonheur en vue d'absorber le maximum de kilomètres avant l'intensification de la chaleur d'été.

L'air se sentait très bon ce bon matin là d'été, avec un ciel partiquement couvert de brume coutière. La route n'était pas encore assez encombrante, mais la lumière perçante des voitures me précédant, dont la plupart sont immatriculées à l'étarnger, notamment en provenance de France; la conduite est assez confortable et ce, malgré que j'ai pas encore pris mon petit déjeuner.

A mon arrivée au Ain Harrouda aux environs de Mohammadia, un stupide automobiliste qui semble être perdu en faisant marche-arrière en pleine auto-route m'a fortement déstabilisé, ce qui m'a vraiment éveillé.

Arrivant à Settat, j'ai pris une halte au café destiné à cet fin au grand boulevard, en prenant un petit déjeuner pas très garni, avec du thé à la menthe et une demi-baguette du pain avec du fromage, tout en pensant à la distance longue de 700 kms que je dois encore parcourir.

En quittant Settat, les rayons du soleil venant du mon côté gauche s'intensifient et me gènent, et pour amourtir l'impact de la solitude et la routine du bruit assordissant du mouteur, j'ai branché ma radio sur la station Midi1, mais les ondes sont difficilement captées au fur et à mesure que je fonce dans la plaine de Chaouia et des Rehamena, et pour casser la routine, j'ai écouté la nouvelle cassette de TABAAMRANTE.

La route séparant Settat et Marrakech est décidément longue et fatigante, avec un trafic dont la densité ne cesse de s'amplifier, sans oublier le risque des conducteurs imprudents roulant à vive allure sur une route dont la vitesse est limitée à 100 km/h, tel que indiquée sur les grands panneaux blancs et sur les petits où on écrit "LA TAZERABE YA ABI, INANA FI INTIDARIKA", mais apparemment , la plupart des chauffards sont encore célibataires.

Arrivant à Marrakech sous un soleil du plomb, j'ai essayé de traverser le trançon de Gueliz immédiatement, car la chaleur monte, en plus les bicyclettes et les motos ainsi que les mules tirant des charettes gènent ma conduite. Une fois sur la route entre Marrakech et Chichawa, la routine commencent encore à m'envahir, et j'essaye de la casser en changeant les cassettes, en passant de TABAAMRANTE, BENTE OUDADEN, AIT BAAMRANE, et j'en passe.

Arrivant à Chichawa, la fatigue et la chaleur a d'ores et déjà commencé à limiter mes capacités et ma fraîcheur, et j'ai décidé de déjeuner au fameux café se trouvant au rompart de cette petite ville, dont la pauvreté est visible sur les visages des habitants et les mendiants qui harcèlent les passants.

J'ai pris la peine d'acheter de la viande hachée chez les bouchers dont les étales donnent sur l'esplanade des cafés où chacun essayent de charmer les passants. Mon "kafta" a été immédiatement fumé sur le charbon du bois et servi avec du thé à la menthe, le déjeuner est mieux garni, avec l'ambiance des voyageurs et l'odeur de la viande fumée.

Un fois le déjeuner pris, j'ai pris la route entre Chichawa et Agadir sous un soleil de midi, mais l'odeur du Souss commencent déjà à me rafraîchir au fur à et à mesure que je fonce vers la bourgade d'IMINTANOUTE; mais le trafic des véhicules est plus encombrant et la route devient de plus en plus signeuse, ce qui nécessite une grande vigilance, surtout que les voitures immatirulées à l'étranger roulent à grande vitesse et prennent le risque de faire des dépassements parfois dangereux.

En plus, la route d'Amesskoude est dangereuse, car les poids lourds dérangent surtout en transcendant les pentes ardues aux environs du barrage "ABEDELMOUMEN"; et la fatigue ne cesse de m'envahir.

En passant par la bourgade d'AMESSKROUTE, j'ai finalement repris mes forces en sentant l'air venant directement de la mer d'Agadir, ce qui me donne du courage à perséverer et j'ai pu arriver à Agadir vers le coup de 15 h 00.

La suite vous sera donné la prochaine inchallah.
 
Azul Tagwmate!

Je dois vous dire Bravo pour ton hyper/super voyage!
On se doit de te feliciter pour ton courage :-D :-D
De telles aventures on ne peut ressortir que GRANDI avec un grand G :-D :-D
Bravo et bon retour.

Aglawo Rais
 
Nous c'est simple, notre voiture a rendu l'äme vers amskroud. Nous avons été rapatriés en France par l'assistance. Je déteste cette route.
 
Mon voyage a commencé un beau matin de bonheur vers 5 h du matin, après avoir accompli la prière de "fajre" :-D apres rian que du Amarg Tanemerte nek , les islamistes d'habitude ne rate jamais tazalite en agharass :-D
en effet c'est quoi fajre en amazighe ???
 
Salam aitema dissetma,

Je remercie les personnes qui m'ont souhaité un bon retour et j'enchaîne sur la suite de mon séjour à tamazirte.

Arrivé à Agadir vers 15 h, j'ai emprunté la rocade en direction d'Anza, car ma destination est le village de "TAMERAGHTE", situé à près de 10 km d'Agadir, juste après Aouerire connu pour ses cafés-restaurants à terrasse et les vendeurs de la banane locale dite "ABELDI"; TAMERAGHTE est un village magnifique calme accroché au pied du versant ouest du Haut Atlas, donnant une vue panoramique sur une mer à perte de vue de l'océan atlantique, où l'admiration du coucher du soleil est fantastique, pas très loin du site d'IMOURANE, où le "moussem légendaire des femmes stériles" est célébré au mois de septembre de chaque année. C'est pour son emplacement splendide que TAMERAGHTE est devenu un site prisé par les étrangers résidents et non résidents qui y construisent leurs habitations secondaires pour passer les vacances surtout pour fuire l'hiver glaciale sévissant dans les pays européens.

J'ai passé environ 10 jours à TAMERAGHTE et mon programme est pratiquement alterné entre la mer le matin et la descente le soir à la corniche d'Agadir.

Dans la région s'étalant sur TAMERAGHTE à AGHROUDE en passant par la célèbre TAGHAZOUTE, la beauté des plages vastes et propresn, ainsi que la sympathie des habitants sont admirables et fantastiques.

Le soir, je descends à la corniche d'Agadir et je savoure mon café arabica au "NILE BLEU", lequel café est mêlé à l'air frais venant directement de l'océan atlantique. Au fur et à mesure que la nuit tombe, la foule atteint son comble sur la corniche et l'ambiance s'anime et chacun en profite à sa guise. La plupart des visiteurs préfèrent marcher sur la corniche en faisant des va-et-vient appelés par les agadiris "SAFA WA LEMARWA" par référence au rituel effectué par les pèlerins à la Macke. Mais, la caractéristique principale de la corniche est la drague qui est devenue une sorte de jeu et de défoulement, notamment les week-end, non seulement pour les visiteurs, mais aussi pour les habitants de la cité balnéaire. Chacun y va à sa manière en employant le langage visuel et verbale; même les filles voilées traditionnelles et modernes (voiles en couleurs vives et bien tirés et les pantalons serrés). D'autres visiteurs préfèrent s'installer des les cafés qui ne cessent de se multiplier et qui se livrent à une concurrence rude pour l'attraction des clients en offrant des animations musicales jusqu'à une heure tardive du matin.

Après, mon séjour à Agadir, j'ai pris la direction du sud en s'arrêtant au souk incontournable "ELHEDE ELBATOIRE" en vue de faire les approvisionnements nécessaires; c'est un souk très vaste connu à l'échelle nationale où vous pouvez trouver tout ce que vous désirez, allant des fruits et légumes du souss jusqu'aux aux vêtements variés, de l'artisanat et des équipements ménagers et diverses fournitures. Après avoir fait mes achats, j'ai emprunté la rocade menant à l'Aéroport Elmassira pour éviter les outillages caractérisant la route d'Inezegane. J'ai traversé la plaine de "ACHETOUKENE" lentement, car le trafic est dense sur cette route reliant Tiznit à Agadir en raison du nombre important de grands taxis qui roulent à grande vitesse et qui font souvent des dépassements risqués; en plus les bourgades d'ACHETOUKENE, telles que BELFAA, SIDI BIBI, AIT AAMIRA…etc sont rapprochées, ce qui limite la vitesse à 60 km/h. Ainsi, je suis arrivé à Tiznit vers 19 h et je me suis arrêté près de l'ancien marché pour compléter mes achats, et j'en ai aussi profité pour faire un petit tour à la fameuse place dite "ELMECHOUR" qui a été aménagée récemment pour accueillir les conteurs et les charmeurs de serpents à l'instar de la célèbre place "JAMAA ELFENA" de Marrakech.

Après, j'ai pris la route de Tafraoute à destination de mon village natale "TIZGUI" à 50 km de Tiznit, j'ai traversé tout le trajet en pleine nuit, mais le voyage est agréable, car je sentis l'air de mon bled et j'ai commencé à me rappeler des différentes places traversées sur la plaine d'AZAGHARE, en passant par ANOU NAADOU (village du feu raiss ELHAJ BELAID), le oued d'ASSAKA, IDE BAHA, SIDI ELGHYASSI et TIGHEMI. Puis, je suis arrivé à ma destination finale vers 21 h, après c'est la joie et la fête chez ma famille qui n'a pas pu dormir jusqu'à une heure tardive.

La suite vous sera donnée inchallah
 
Merci pour ce recit, qui nous permet de continuer à sentir l'odeur de Tamazgha.

Mais dis moi tu t'es encanaillé : " mon programme est pratiquement alterné entre la mer le matin et la descente le soir à la corniche d'Agadir. "
 
T ues vite content :)

Tamrakht ne ressemble plus à grand chose.

Avant c'était beau, tu passais sur une route ombragée par les arbres de chaque côté de la route.

Mais au Maroc on n'aime pas la verdure, ils ont tout rasé il y a quelques années et vraiment c'est moche , triste et froid.

Quand au café de la digue (Tawada) (corniche c'est à Casa) ils rivalisent de musique a3roubi qui casse les oreilles.


[ Edité par agerzam le 30/8/2004 13:23 ]
 
tarwa n Agadir ne pars pas trop à la cote au mois Aout , en realité c'est que les khorotos et 3aroubiya qui viennent et en as qu'a voir l'etat des hotels apres leurs depart ...pour ça qu'il faut limiter le nombre des arrivistes .

louzimim dit : appelés par les agadiris "SAFA WA LEMARWA" par référence au rituel effectué par les pèlerins à la Macke

de n'importe quoi j'ai passer bq de temps à Agadir et croyez moi se terme n'existe pas ! en appelle la cote un point c'est tout , peux etre il l'a ecouter chez les 3aroubiya qui sont là en mois Aout ou bien il s'est inventé pour renforcer l'islamisation de la vie generale d'Agadir , et si tu cherche une etat islamique au maroc crois moi il y en auras jamais , car islam chez nous differe de celui de tes freres en arabie saoudite ... ton voyage ressemble à celui d'un simple touriste etranger de son pays , je crois tu n'as rien apris içi ni chercher un peu sur la culture amazighe , mais comme tu dis Salam ( ça explique tout )
 
AGADIRI, il ne faut pas faire une généralisation et tirer des conclusions sur chaque personne qui dit SALAM.
 
tout les militantes et militants amazighes içi à Agadir disent Azul sans exeption !! car c'est la moindre des choses et quans les islamistes ne menaces et nous obligent de dire salam en faculté ça veux dire quoi ??? eux et les arabistes preferent dire salam ! alors en fais comme eux ?? AZUl c'est de chez moi ...salam c'est de chez l'autre : salam = shalom
 
Et oui, encore une fois des hors sujet.
Notre ami LOUZIMIMNE nous raconte son séjour à tamazirte, et toi tu ne trouves rien à lui rapprocher que le faire d'avoir dit "Salam", et de là tu parts pour encore diverser ta haine contre l'Islam et les arabes.
 
Azul en force
Amzigh - Radical pour toujours ...il faut defendre sa berberité comme à dis da lmoloud et continuer le combat de Sifaw en libye , en effet en l'as bruler car il n'etait pas muslim ni arabe mais s'identifier comme un berbere .
 
Salam,

Je vous présente la suite de mon séjour au bled.
Pour les nouveaux, je vous suggère de lire les 2 premières étapes un peu plus au début du post.

Après avoir arrivé à tamazirte, je me suis bien reposé, car tamazirte est un lieu idéal de repos et de sérénité, de telle sorte que vous pouvez dormir toute la journée sans un moindre bruit et ce, sachant que notre village dispose actuellement de l'électricité et de l'eau et que les habitants sont tous équipés de recteurs de TV par satellite.
La vie est calme au bled et l'air est pure, j'en profite en faisant des randonnées aux montagnes environnantes permettant de contempler les couleurs naturelles et la lumière du jour, de même que la diversité de la faune et de la flore, constituée essentiellement de l'arganier qui a donné une bonne récolte cette année. Celle-ci a énormément occupé les habitants, notamment les femmes cet été; en plus d'autres récoltes, telles que les caroubes (TAKIDA), les amandes, les figues berbères (taknarite) et les figues (tazarte).
En plus des sorties en montagnes, mon programme a été essentiellement consacré à la visite des proches et de discussion avec les vieux du village, ce qui m'a permis d'affiner certains aspects liés aux traditions et la vie des gens à tamazirte, c'était aussi une occasion pour pratiquer la langue amazighe authentique.
D'un autre côté, la cuisine de tamazirte est typique, même si il est un peu difficile de s'y adapter les premiers jours, car on emploie des ingrédients consistants et très nutritionnels.
Un autre aspect typique de tamazirte est la sortie des habitants la nuit, ce qui constitue une ambiance de détente, de discussion et d'humour ; mais aussi une occasion pour profiter de charme, de l'air pure et du décore des étoiles que vous pouvez pas admirer clairement en ville.
Mais, malheureusement aucun mariage n'a été célébré cet été dans mon village et j'aurais souhaité vivre un tel événement, mais hélas.

En marge de mon séjour à tamazirte et en vue de changer un peu, on a visité Merlefte et Aglou, 2 stations balnéaire magnifiques et peu connues qui se trouvent à la province de Tiznit.

Après 15 jours extraordinaires à tamazirte et région, j'ai quitté mon tamazirte natale vers midi et j'ai pris la direction d'Agadir par Tiznit tout étant incapable de contenir le chagrin et les sentiments liés au moment de séparation avec ma famille et mon bled ô combien superbe. Après une escale de 2 jours à Agadir et sous l'effet d'un chirgui chaud (wimingue)ayant perturbé la brume fraîche ayany l’habitude de couvrir les côtes d'Agadir le matin et parfois le soir

J'ai quitté la capitale du souss un bon matin du 25 août après en empruntant la route de Marrakech et en transcendant les pentes dangereuses d'AMESSKROUTE, tout en essayant d'absorber le maximum de km avant le levé du soleil dont la chaleur a d'ores et déjà manifesté son acuité dès l'aube. C'est ainsi que j'ai pu prendre mon petit déjeuner à la fameuse place du rempart de Chichaoua et le déjeuner à Benguerir pour arriver à Rabat vers 17 heures.
 
Tu nous a pas dis quel était ton Tamazirt :)

Sinon :

Code:
les habitants sont tous équipés de recteurs de TV par satellite.

J'espère qu'ils ne passent pas leur temps devant les chaînes satellites du Moyen-Orient, il n'y a pas meilleur moyen d'abrutissement et d'arabisation.

Au fait Taknarit, ce ne sont pas des figues berbères, elles viennent d'Amérique à la base :)

le WIMING, on l'appelle comme ça car il vient de l'EST, littéralement cela veut dire CELUI DE L'EST (WI IMING).

Apparement IMING serait un raccourcissement du mot IMINIK : Est (mot vu dans TAWARGIT D IMIK de Mohammed Akunad)
 
agerzam a écrit :

Tu nous a pas dis quel était ton Tamazirt :)

Sinon :

Code:
les habitants sont tous équipés de recteurs de TV par satellite.

J'espère qu'ils ne passent pas leur temps devant les chaînes satellites du Moyen-Orient, il n'y a pas meilleur moyen d'abrutissement et d'arabisation.

Au fait Taknarit, ce ne sont pas des figues berbères, elles viennent d'Amérique à la base :)

le WIMING, on l'appelle comme ça car il vient de l'EST, littéralement cela veut dire CELUI DE L'EST (WI IMING).

Apparement IMING serait un raccourcissement du mot IMINIK : Est (mot vu dans TAWARGIT D IMIK de Mohammed Akunad)

Salam,

Pour mon tamazirte, je l'ai signalé au 2ème épisode, il faut lire entre les lignes, pas uniquement la lecture en diagonale :) .
Pour les mots relatifs à :

-Taknarite : il ya une multitude de variétés d'espèces qui se ressemblent et qui appartiennent à la famille des "cactus" ou "Cactaceae"; ce sont presque des plantes grasses ou plantes succulentes, c'est-à-dire des plantes qui stockent dans leurs tissus des réserves de "suc" pour faire face aux longues périodes de sécheresse. En d'autres d'autres termes tous les continents ont une famille de cactus adaptée à l'écosystème locale. Et "TAKNARITE" fait partie de cette famille, mais spécifique au nord africain; d'ailleurs on appèle les iles Canaris ainsi, parce qu'elles y trouvent une plantation riches en TAKNARITE.
-Le mot "WIMING", c'est vrai c'est un mot typiquement berbère qui désigne le chirgui causé par la pression atmosphérique venant du sahara.
 
Je lis tout, pas en diagonale :) C'est juste que c'était y a 2 jours.


Mais le noms des îles Canaries ne vient pas de Taknarit.

Le fruit vient des Amériques, il est arrivé chez nous par les Espagnoles et les Iles Canaries.

Les Chleuhs lui ont donc donné le nom de TAKNARIT (la Canarienne).

Je pense que cete explication est plus plausible.
 
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