Protection de la nature au Maroc

agerzam

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Je voudrais parler dans ce post de la faune et flore du Maroc.

Le milieu naturel du Maroc reste largement méconnu de ses habitants qui ne lui accordent ainsi pas l’attention qu’elle mérite.

Savez-vous que le Maroc contient la biodiversité la plus importante de la méditerranée après la Turquie ?
Avec ses 2580 espèces de plantes dont 525 ne sont présentes qu’au Maroc ! 442 espèces d’animaux dont 28 sont endémiques.

Malheureusement, de nos jours, la surexploitation et le développement humain mettent en danger cette richesse, de nombreuses espèces ont déjà disparu et la liste risque de ne pas être close…

Heureusement des réserves et parcs naturels ont été mis en place comme ceux du Toubkal ou de Souss-Masst-Dra, endroits où des projets de réintroduction d’animaux ont été menés à bien.

Il faut aussi ajouter que la préservation du milieu naturel peut avoir un impact direct sur les populations, impact tant négatif (déséquilibre de l’écosystème, déforestation, désertification, …) que positif (amélioration du milieu de vie, éco-tourisme, développement durable,…)


Des association se battent pour faire connaître cette problématique au grand publique.

Visitez ce site :

http://membres.lycos.fr/mohammedbed/gazen1.htm


Voici un article qui vous en apprendra plus :)


[ Edité par agerzam le 12/5/2005 11:31 ]
 
Les Aires Protégées: Conservation, Education ou Ecotourisme - Quelle perspective au Royaume du Maroc ?

La Réserve Biologique de Sidi Boughaba Dr Brahim Haddane

Introduction

Par sa situation géographique stratégique au nord- ouest de l’Afrique , le Maroc est le seul pays africain à s’ouvrir sur deux façades maritimes : La mer Méditerranéenne (500km) et l’océan l’Atlantique( 3000km), ainsi que deux façades sahariennes arides et semi –arides sans oublier la variété extraordinaire des écosystèmes existantes qui rend le Maroc le deuxième pays méditerranéen après la Turquie en ce qui concerne l’endémisme de sa biodiversité ; celle-ci comprend presque 2580 espèces de plantes dont 525 se trouvent au Maroc , et 442 espèces animales dont 28 sont endémiques au Maroc. La richesse de sa Biodiversité lui donne la particularité de posséder quelques espèces de plantes rares telles que: Les arbres d’arganiers et l’Acacias albida, mais aussi plusieurs espèces animales rares comme : Le Guépard, la Panthère, le Phoque moine, la Gazelle dama mhor, l’Ibis chauve, le courli à bec grele et la grenouille de l’ anti-Atlas. A fin de protéger cette richesse nationale qui est menacée d’extinction par l’impact négatif du développement socio-économique et la surexploitation des ressources naturelles vivantes, les zones protégées ont bénéficie d’un plan directeur qui vise à assurer la sauvegarde de la biodiversité et des écosystèmes dont elle fait partie ainsi qu’à l’utilisation rationnelle et durable des ressources naturelles, du développement de l’écotourisme et de la communication et l’éducation du public. Il faut souligner que ce plan directeur a déterminé un réseau national des zones protégées contenant 154 sites de grand intérêt biologique et écologique. Il englobe en particulier 8 parcs nationaux, 19 réserves biologiques et 127 réserves naturelles couvrant une superficie totale de 3 187 000 ha et représentant des échantillons des 39 écosystèmes au pays. Dans le cadre de la mise en œuvre de ce plan directeur des aires protégées, le Ministère Charge des Eaux et Forêts a préparé des projets fiables et réalisé plusieurs études à l’échelle nationale pour leur gestion financés par la Banque Mondiale et qui couvrent trois parcs nationaux (Toubkal, El Houceima et le Grand Atlas Oriental), ainsi que dix zones d’importance biologique et écologique conformément aux recommandations sur les aires protégéés établies par l’Union mondiale pour la Conservation de la Nature. Les études et les recherches effectuées à travers tout le Maroc ont permis d’établir une liste détaillées des animaux et des végétaux rares ou menacés de disparition dansle pays et qui englobe 181 espèces animales et 1600 espèces végétales.


Les Animaux

Les Mammifères : 102 espèces

Dès l’aube du vingtième siècle et avec l’arrivée des colons occidentaux en Afrique du Nord, les mammifères ont connu la disparition de six espèces : Lion de l’Atlas, le serval, la Gazelle dama mhor, l’Oryx algazelle, l’Antilope Addax et le Bubale, et sousl’effet des conditions naturelles sévères et des activités anthropiques, d’autres espèces se trouvent actuellement sur le point d’extermination comme le Guépard, la Panthère, le Phoque moine, la Tortue marine et le cerf de l’Atlas. Pour réintroduire ces animaux dans leur milieu d’origine , le Ministère Chargé des Eaux et Forêts a réalisé un programme de réhabilitation des animaux disparus provenant de différents parcs zoologiques qui ont réussi leur élevage en captivité dansdes conditions favorables permettant leur développement et leur multiplication, c’est le cas du :

- Cerf de Berberie dans la réserve du Moyen Atlas et le Parc National de Tazekka prés de Taza.

- Gazelle Dama mhor dans plusieurs réserves naturelles et dans le parc national de Sous Massa.

- Oryx Algazelle et l’Antilope Addax dans le parc national de Sous Massa au Sud d’Agadir. Ainsi que la réintroduction de la Gazelle dorcas, Gazelle de cuvier et du Mouflon à manchettes dans plusieurs réserves et parcs nationaux à travers le royaume.

Cette opération a été soldée par un grand succès puisque le nombre des animaux a dépassé considérablement les prévisions du Ministère qui est actuellement en train d’ envisager de refaire cette expérience dans d’autres zones protégées.

Les Oiseaux : 236 espèces

Le Maroc possède 82 zones humides qui couvrent une surface d’environ 200 000 ha dont 44 continentales et 38 côtières qui représentent des lacs naturels intérieurs et côtiers, des embouchures de rivières, ainsi que des barrages.

Ces zones jouent un rôle biologique et écologique très important, citons par exemple la filtration de l’eau et son stockage, le renouvellement de la nappe phréatique, la protection contre les vents forts et les inondations, la fixation des dunes côtières et la lutte contre l’érosion en plus de la production de l’électricité , ces zones sont aussi considérées comme des aires de repos et de nourriture pour les oiseaux aquatiques et les oiseaux migrateurs à travers le Maroc comme :

la sarcelle marbrée, la foulque, le hibou des marais, la cigogne blanche, l’oie cendrée ou la grue grise.

L’importance Internationale de ces Zones a incité le Maroc à déclarer quatre d’entre elles dans la convention de «Ramsar» en 1980 et qui sont : la réserve biologique de sidi Bou Ghaba, Marja Zerga à Moulay Bousalhame, Khnefiss près de Tarfaya au Sud et le lac Afennourir au Moyen Atlas.

Il est indispensable de rappeler que le Maroc possède la plus grande colonie d’Ibis Chauve menacée de disparition sur le plan international située dans le Parc National de Sous Massa qui a connu aussi la réintroduction de l’autruche à cou rouge depuis 1996.

Dans le cadre de l’exécution du plan directeur des aires protégées et surtout en ce qui concerne la préservation des zones humides, un plan de gestion et d’aménagement de El Marja Zerga sous la direction du secrétariat de Ramsar a été préparé et soumise au financement.

La réalisation d’un projet de protection des écosystèmes des zones humides et côtières méditerranéennes a été présenté par le Ministère Chargé des Eaux et Forets et d’autres ministères. Il concerne cinq zones humides sur les cotes de la mer méditerranéenne.

C’est dans ce cadre que Med-Wet Coast a ouvert un bureau au Maroc avec Birdlife International.


Les Reptiles : 93 Espèces

Tout comme les mammifères et les oiseaux, les zones marocaines constituent un écosystème riche de différents espèces de reptiles tels que : Caméléon, Varan, Fouette Queue, Agame, Tortue Grecque, Cobra et Vipère à cornes dont un grand nombre est menacé d’extinction à cause de la superstition traditionnelle et la commercialisation.

Ces espèces sont considérées parmi les animaux protégés mondialement.

Le crocodile a été le plus grand reptile ayant disparu du Maroc.

Les Batraciens :11 Espèces d’amphibiens parmi elles la très rare petite grenouille d’Anti Atlas.

Les Poissons de Rivières :19 Espèces qui vivent dans les rivières et les lacs du pays y compris les étangs salés (Sabkha) du Sahara.


Les Parcs Nationaux et Les Réserves

En vue de la conservation de ces espèces plusieurs aires protégées ont été établis à travers le pays conformément aux règlements et guidelines de l’UICN.

Les Parcs Nationaux crées Il s’agit du :

- Parc National de Toubkal (36000 ha) crée en 1940 dans le haut Atlas. -

Parc National de Tazakka (680 ha) fondé en 1952 dans le Moyen Atlas oriental, sujet d’un projet d’élargissement jusqu'à 13000 ha.

- Parc National de Sous Massa créé en 1991 au sud –ouest des cotes atlantiques sur 34000 ha.

Les Parcs Nationaux en cours de création

• Le parc national terrestre et maritime d’El Houceima (47000 ha).

• Le parc national de Talasamtane (60000 ha).

• Le parc national d’Ifrane (53000 ha).

• Le parc national du Haut Atlas Oriental (49000 ha).

• Le parc national du bas Drâa (286000 ha).

D’autres en cours d’études :

• Le Parc National de Dakhla (1million ha ) .

• Le Parc National du Plateau intérieur (53000 ha).

Les réserves naturelles

Le pays dispose d’un réseau de réserves créées telles que :

• Sidi Chiker ou Msabih Atalaa (Gazelle Dorcas, 2000 ha)

• Takharkhourte (le Mouflon à Manchettes 8000 ha).

• Oua massine (Gazelle cuvier 1000 ha)

• Jbilette (Gazelle Dorcas 400 ha)

• Bouassila (Gazelle Dorcas 300 ha)

• Les Iles d’Essaouira (les oiseaux migrateurs en particulier : le Faucon d’Eleonore)

• Zones humides RAMSAR : Sidi Boughaba (650 ha), El Marja Zerga (73000 ha), Khenifisse (6500 ha) et le lac Afennourir (250 ha) .

Ces sites sont considérées comme des réserves permanentes où la chasse est strictement interdite; les animaux qui s’y trouvent sont protégés dans le cadre des Conventions Internationales signées et ratifiées par le Maroc qui visent la protection des ressources naturelles vivantes en particulier de la surexploitation pouvant entraîner leur disparition totale ou partielle, citons par exemple :

• La Convention de Washington (CITES) concernant le commerce des espèces menacées 1973.• La Convention de Bonn (CMS) sur la protection des espèces migratrices 1980.

• La Convention de Rio sur la protection de la biodiversité et son utilisation durable 1992.

Depuis une dizaine d’année et après le 3° Congrès Mondial sur les Aires protégées (Caracas 1992) et le Sommet de Rio, le Maroc s’est engagé dans un processus de partenariat avec la Société civile et le secteur privé pour mettre en valeur la vision tracée pour la protection des espèces menacées et la gestion durable des ressources naturelles.

Cette politique vise la conservation in situ avec la promotion de l’écotourisme dans les aires protégées et le développement d’un programme éducatif pour la communication au profit des visiteurs et de la population locale.

Le développement progressif du réseau des aires protégées a nécessité la conception d’un plan de gestion et d’aménagement de ces sites par les différents intervenants avec le transfert de certaines activités dans le cadre d’un partenariat. C’est ainsi qu’une expérience de partenariat a été élaborée et signée avec une ONG nationale SPANA (Société Protectrice des Animaux et de la Nature).

La succès de cette expérience a encouragé les décideurs de la multiplier avec d’autres ONG locales. C’est le cas par le Parc National Toubkal à Marrakech et le Parc National de Sous-Massa à Agadir.

Le rôle des Aires Protégées dans la promotion de la conservation et de la communication a été démontré grâce à la satisfaction de l’Administration qui n’a plus les moyens de le faire toute seule et à l’implication de la société civile représentée par les ONG qui ont montré leur capacité d’intervention sur le terrain.

Cas d’étude particulier :

Partenariat ONG – Administration Dans le cadre d’une convention de partenariat entre l’ONG SPANA et le Ministère Chargé des Eaux et Forêts, le Centre National d’Education Environnementale (CNEE) a été crée à l’intérieur de la réserve naturelle de Sidi Bou Ghaba, située à 35 km au nord de Rabat et 13 km au sud de Kénitra, à proximité de la station balnéaire de Mehdiya.

Ce centre a été construit en 1992 et équipé par la société Protectrice des Animaux et de la Nature (SPANA) avec la participation financière de l’Union Européenne, de SPANA de Grande Bretagne, et de Birdlife International. Depuis 1997, la SPANA assure sa gestion et son fonctionnement suite à une 2émeconvention avec le Ministère Chargé des Eaux et Forêts.

Les principaux objectifs du CNEE sont :

• Utiliser la réserve de Sidi Bou Ghaba pour sensibiliser les élèves, les étudiants et les enseignants à l’intérêt de la protection de la nature en général et le site de Sidi Bou Ghaba en particulier.

• Développer un programme d’éducation environnementale au profit des écoles et des groupes scolaires.Des modules programmes ont été élaborés pour être exposés aux visiteurs notamment : la pollution, la forêt, le climat, l’eau, la migration, le sol, l’arbre, l’adaptation, la biodiversité, la reproduction chez les animaux et les plantes.

Les Statistiques des visites sont en croissance permanente, c’est ainsi que le centre accueille en moyenne :

• 6000 élèves, étudiants et enseignants qui bénéficient d’un programme éducatif.

• 6000 visiteurs qui bénéficient de la visite guidée de l’exposition interactive permanente.

• Plus de 60000 personnes visitent annuellement la réserve dont environ 50 % fréquentent les circuits pédestres. Grâce au résultat encourageant de ce partenariat, le Ministère Chargé des Eaux et Forêts a cédé la gestion totale de la réserve de Sidi Bou Ghaba, dans le cadre d’une 3éme convention avec la SPANA et ceci depuis Mai 2002. Le Ministère Chargé des Eaux Forêts envisage le lancement d’un partenariat avec les ONG pour le développement de l’écotourisme dans les aires protégées et la création du Festival National des Aires Protégé





[ Edité par agerzam le 12/5/2005 12:15 ]
 
Voici une présentation du parc zoologique de Rabat, véritable sanctuaire de la vie du Maroc, plusieurs espèces disparues à l'état sauvage y subsistent.

CLIQUEZ ICI
 
Pour ceux qui croyaient que le lion de l'Atlas avait disparu( dont moi)...et bien il est présent au zoo et visiblement des expériences de reproductions ont réussi !
 
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